Le 30 mai 2015, je suis débarqué à San Francisco comme on déboule un escalier. Cul par dessus tête et un brin décontenancé. Contrairement à Barcelone, je ne m’étais pas préparé, ou si peu. Au premier coup d’oeil, la ville ne m’a pas ébloui. Oubliez le charme de Paris, le romantisme de Rome, encore moins la folie de Barcelone. Quant aux vertigineuses hauteurs de New York City… passons. Après un vol de plus de six heures, il était près de 23 h 30 quand le bus nous a recraché dans Fisherman’s Wharf. Un calme plat, un calme à faire peur. Le rêve américain s’est brisé sur des étoles qu’on vidait pour la nuit. Les restaurants aux terrasses édentées de leurs clients avaient mine grise, tout comme les rues désertes, où seul le grésillement des lampes au mercure et des néons accompagnaient nos pas nonchalants. Notre marche s’est poursuivie. À notre écho d’espérance, seules les otaries ont répondu, brisant le silence de la nuit d’un rechignement sourd. Après la frénésie de la capitale catalane, San Francisco serait peut-être celle de la grande tranquillité. Sous le couvert d’une brumeuse nuit dominicale, la belle Californienne nous réservait peut-être quelques jarretières sous le jupon. Oh que […]
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Une glace de nacre, un ciel d’opale, la mer-merveille respire lentement sous sa robe glaciaire. Les lumières s’étiolent, des voix murmurent. Le souffle glacé du temps court sur les flots interdits. Les voilures célestes se posent sur l’horizon d’un chaland immuable, nommé Charlevoix. Détour improvisé, MRC de Kamouraska, février 2015. Cliquez pour agrandir Nikon D810 + Nikkor 28-300 VR Nikon D810 + Nikkor 28-300 VR Désaturation partielle. Nikon D810 + Nikkor 28-300 VR
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Photos du samedi soir. Rien d’extraordinaire, une simple constatation, j’habite un fichu de beau coin de pays. Charlevoix, l’Île aux Lièvres (un must à visiter, ça commente ICI), et surtout, ce fleuve aux grandes eaux. Le décor est planté.
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S’il y a des yeux de braise pouvant enflammer des coeurs de pierre, il y a aussi des ciels de feu qui enflamment le fleuve et ses rives. Des couleurs embrasant ciel et mer sur une scène qui se couvre d’or. Cliquez pour agrandir Mercredi (hier), j’étais trop loin du fleuve, le grand angle a rapidement fait place à un 300mm et encore, j’ai dû me résoudre à recadrer. Comme quoi, il n’y a pas qu’au grand angle que l’on peu s’offrir un coucher de soleil, entrer dans cette danse de feu. Cliquez pour agrandir Rivière-du-Loup n’est pas Barcelone, mais les couchers de soleil, ces explosions de lumières, quel spectacle !
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On entend souvent dire qu’un boîtier comme le D800E (ou le 5DmkIII) ne mérite que ce qui se fait de mieux en matière d’objectif. Selon plusieurs « experts », il faut éviter comme la peste les zooms à fortes amplitudes, que le piqué et la qualité générale ne sont pas au rendez-vous. M’enfin, certains experts prétendent aussi que l’homme n’a jamais mis les pieds sur la lune et qu’Elvis est bien vivant. Même au prise par un vilain virus, on trouve la force de sourire. Nikon D800E + 28-300 VR, ISO 100, f5.6, 55mm, main levée Pour les nikonistes, l’incarnation même du zoom à tout faire à avoir sur boîtier FX (plein format) est le 28-300 VR. Pas de test, quelques photos prises un dimanche après-midi, lors d’une courte marche où Zoom Communication & Photographie, frappé par un virus, s’est échappé quarante petites minutes sur le chemin de rivière-des-vases à Cacouna. Une petite pose histoire de se reposer, la forme, contrairement à la bonne humeur n’est pas au rendez-vous. Nikon D800E + 28-300 VR, ISO 100, f5,6, 78mm, main levée Toutes les photos ont été prises entre 16 h et 16 h 40. Si la lentille ne vaut pas, en […]
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Lundi, je vous ai parlé de la réserve de Parke. L’endroit m’intriguait. Par un ami, je savais l’endroit riche de par sa flore et sa faune. À ma première visite, un couple de méseangeai du Canada, un oiseau que j’observais pour la première fois. Malheureusement, le couple D7100 et Sigma 120-400 ne m’a pas permis d’en photographier. Mais quelques jours plus tard, avec un nikkor 28-300 VR dans la besace, la réserve allait se montrer bien généreuse. Rapidement, le 17-35 a été remplacé par la Nikkor 28-300 VR. Lac Marais, Nikon D800E + 28-300 VR, ISO 200, 300mm, f5,6. Le Mésangeai du Canada, que certains appellent geais gris de part son nom anglais (grey jay), est présent en grand nombre dans la réserve. Alors que j’ai écumé les terres du marais de Cacouna, celui de L’Isle-Verte, le parc du Bic, le parc Frontenac, les archipels Mingan, la Gaspésie, une partie du Maine, New-York (!) et le nord de Saint-Ludger-de-Minot (re-!!)… il manquait à ma culture. Surnommé la « Pie », d’aucuns diront que nous sommes fait pour aller ensemble. Par contre, le Mésangeai l’a mérité non pas parce qu’il jacasse beaucoup, mais pour sa capacité à vous chiper une partie […]
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C’est le printemps, sortez dehors, UGA ou longues focales, c’est le bonheur. Nul besoin d’attendre le bourgeonnement des arbres, arbustes ou fleurs pour se faire plaisir. Regardez la rue! C’est souvent là qu’on y voit les premiers signes du printemps. Personnellement, j’aime les longues focales. À ce propos, les deux photos de ce billet ont été prises à 300mm. Restez à l’affut, si la rue se montre photogénique et collaboratrice, arbres fleuris, champs de coquelicots, tulipes, bourgeons et fleurs de printemps seront rapidement au rendez-vous. Le printemps est éphémère, alors vite, sortez!
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La vieille Capitale, pour moi, c’est avant toute autre chose, le charme de la Nouvelle-France. Lorsqu’il est question d’urbanité, je me tourne plutôt vers Montréal et surtout New York City. Mais Québec, seule ville fortifiée au nord du Mexique, est avant tout le berceau de l’Amérique française. Et ça se voit! Une Nouvelle-France qui s’étend de la montagne au pied du fleuve. Ses rues en pierres, ses maisons de pierres, ses remparts, son château, ses canons, et surtout, l’esprit qui s’en dégage. Une parcelle d’authenticité, un poème historique fait de pierres et de petites rues sinueuses. On m’a déjà dit (coucou David) que Québec était toujours belle. Je ne partage pas cet avis. Québec souffre d’une modernité quelconque et banale. Mais le Vieux-Québec – Saint-Roch aussi – c’est différent. C’est le coeur d’un peuple, d’une province. Voici donc sans prétention une série de photos prise lors d’une petite escapade dans le vieux le vendredi 8 mars, de minuit à 19 h 30. Un repérage, comme le début de quelque chose. *** La chambre d’hôtel, Hôtel Ste-Anne que je vous recommande chaudement. Les photos suivantes ont été prises au D800E + Tamron 19-35, à main levée, ISO 2000. Balade du soir, […]
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Jeudi soir, veille de tempête. Les flocons tombent d’un ciel noir et menaçant. Une chevauchée nordique me ramène à un arbre qui, hier, a happé mon attention. Le vent souffle. Une neige vierge et immaculée recouvre la chaussée. Celle qui n’a pas encore atteint le sol voile le visage du Portage. Les éléments pour une photographie de type paysage onirique sont en place. Le photographe s’éveille. L’arbre, avec cette fois le village de Notre-Dame-du-Portage en arrière-plan, février 2013. [Nikon D800E + 28-300 VR, ISO 100, 42m, f8, 30s, trépied] Les chutes de neige et une vitesse d’obturation lente font disparaître le mouvement des flocons. Une vitesse lente, de 1/30 à 1/4 de seconde aurait créée des traînées floues. Le choix d’une très lente vitesse fait en sorte de faire disparaître les flocons, mais aussi, et surtout, d’adoucir le paysage. On obtient alors un résultat éthéré et vaporeux, les couleurs sont atténuées,  donnant du même coup une impression de brouillard. Si les précipitations s’étaient avérées plus intenses, le résultat en aurait été plus… impressionniste. Les flocons agissent comme un voile sur les montagnes de Charlevoix, février 2013. [Nikon D800E + 28-300 VR, ISO 200, 28mm, f8, 30s, trépied] Vous devez prendre en […]
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Le temps me manque. Entre le travail, les contrats, les obligations familiales et l’envie de passer du temps avec ladite famille, je n’ai guère le temps de m’adonner (dans mon cas «m’abandonner» serait plus juste) à la photographie. Quand ces périodes surviennent, un de mes antidotes est la route de la Mer à Notre-Dame-du-Portage. En moins de cinq minutes, j’ai accès au fleuve, à de nombreuses vues panoramiques. L’entrée Est (photo ci-bas) est un de ces endroits que j’affectionne particulièrement. [Nikon D800E + 28-300 VR, ISO 400, 35mm, f8, 1/250s, main levée] Le village, pittoresque à ses heures, est long de près d’une dizaine de kilomètres. Tout au long, les panoramas avec les montagnes de Charlevoix constituent des scènes de vues imprenables pour le photographe paysagiste, principalement lorsque le soleil vient y terminer sa longue course. [Nikon D800E + 28-300 VR, ISO 400, 52mm, f10, 1/60s, main levée] Pour une fois que le ciel se montrait généreux dans ses couleurs, mon attention s’est portée vers le fleuve, vers le nord. Le village n’a qu’à bien se tenir. Comme le disait l’increvable Arnold, i’ll be back! [Nikon D800E +28-300 VR, ISO 100, 105mm, f13, 1/25s, main levée] Les photos ont été […]
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