En photographie plus qu’en tout autre domaine, l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt… ou se couchent tard. Il en va de la qualité de la lumière à la disponibilité des sujets, sans oublier l’affluence que connaissent certains sites. La photo animalière ne fait pas exception. En début de journée comme en fin de journée, la faune est d’ordinaire plus calme, plus disposée à laisser le photographe manoeuvrer. Photo prise en fin d’après-midi, mois de septembre. Nikon D800E + Sigma 120-400, ISO 400, 400mm, f8, 1/400s, monopod Mieux, l’heure dorée (nous en parlions ICI) ajoutera à la dynamique de la photo. Les tons chauds donneront une teinte plus agréable à une scène ornithologique qu’une photo prise alors que le soleil est à son zénith. Attention, si en paysage ou lorsque le sujet est statique, cette lumière plus douce et diffuse ne posera pas de problèmes, figer le mouvement d’un oiseau devient plus difficile et il vous faudra mettre à contributions vos hauts ISO. Nikon D300 + Sigma 120-400, main levée Aussi, soyez prudent lors de vos sorties en période de chasse. À défaut de revêtir un dossard orange, portez des vêtements voyants afin que les chasseurs ne vous confondent pas […]
Lire plus
L’automne est une circonstance aggravante. Ça ne vient pas de moi, mais d’un extrait du Raptus, de Diane Meur. Je ne suis donc pas le seul à voir arriver l’automne avec une certaine langueur. Les jours raccourcissent (rassurez-vous, il y a toujours 24 heures dans mes journées), les températures chutent et… mon moral aussi. Golden hour. Nikon D800E + Sigma 17-35 EX DGf2.8-4, ISO 100, 35mm, f4,5, 1/50s, main levée Pourtant, tout n’est pas triste. Pour faire contre mauvaise fortune bon coeur, je dirais même que septembre est à l’automne ce que le mois de mai est au printemps. La lumière change, elle se réchauffe. Pour tout amateur de photographie et de plein air, il faut savoir en profiter, principalement lorsque le soleil est bas. Certains sujets s’y prêteront mieux que d’autres… L’automne, n’est pas une fatalité pour le photographe. Bien au contraire, les occasions de « belles lumières », sans parler du bleu du ciel de septembre et d’octobre, seront légion. Avant même que ne s’amorce le « festival des couleurs », les occasions de bonnes photos seront maintes fois présentes. Un de mes coups de coeur… dans le prochain billet.
Lire plus
Les Perséides sont souvent confondues avec une pluie d’astéroïdes. Mais dans les faits, ces « étoiles filantes » sont des poussières laissées lors du passage de la comète Swift-Tuttle. Des poussières de comète, une poésie stellaire. La Voie lactée, deux filés, L’Isle-Verte. [Nikon D800E + Sigma 17-35f2.8-4 DG EX, ISO 3 200, f2.8, 30sec, appareil posé sur le toit de la voiture] Lundi soir, avec l’ami Patric Nadeau, un jeune photographe bourré de talent, nous nous sommes lancés à la recherche d’un site où la pollution lumineuse serait à son minimum. Encore une fois, c’est L’Isle-Verte qui s’est montrée accueillante. L’Île-Verte vue de L’Isle-Verte. [Nikon D800E + Sigma 17-35f2.8 DG EX, ISO 4 000, f2.8, 25 sec, trépied] La première photo, sauf erreur, a été prise sur une terre de la ferme Benovan. Malheureusement, la majorité des Perséides étaient observables vers le nord. Après quelques essais, le ciel est demeuré vierge de tout filé. Le site de l’héliport s’est alors avéré plus fructueux, malgré la présence de nuages et de brouillard (!) qui ont mis fin à la sortie photo. À 2 h du matin… Les Perséides étaient bien là, mais rarement où l’on cadrait. N’empêche, ce fut un bon […]
Lire plus
Lundi de paperasserie, lundi de bureau, coincé, enfermé. Dehors, pour la première fois depuis longtemps, Galarneau plombe. La course folle des aiguilles de ma montre m’indique que mon temps part en vrille. Tic-tac, tic-tac… Vite, sortir avant de me dessécher comme une vieille sardine. [Nikon D800E + Sigma 35f1,4 ART, ISO 400, 35mm, f3,5, 1/60s, main levée] Mon antidote, toujours le même, mon fleuve. Son eau, ses rives, ses ciels, ses mille et une couleurs. Il m’attend. [Nikon D800E + Sigma 35f1,4, ISO 100, 35mm, f6,3, 1/160s, main levée] Un ami (l’ami Jean), des voiliers, une promenade et un quai. La pointe et le secteur du quai de Rivière-du-Loup sont de véritables havres de ressourcement après une journée de bureau. C’est presque le septième ciel. Ah, non en fait, c’est bien le septième ciel, là, à droite. [Nikon D800E + Sigma 35f1,4, ISO 400, 35mm, f3,5, 1/80s, main levée] Encore une fois, cette Sigma 35f1,4 est un plaisir à utiliser. Et 35mm, c’est tellement mon oeil, ma focale. Pour le reste, il y a mes jambes. Photographies prises le lundi 10 juin 2013. Prendre le temps…
Lire plus
Notre Nikon D800E vient finalement de trouver chaussure à son pied. En fait de soulier, comprenez plutôt une lentille Sigma 35f1.4 Art. Une superbe lentille exploitant le plein potentiel du capteur haute résolution du boitier Nikon. Un match parfait. Un premier essai pour cette lentille série ART de Sigma. Le sujet s’y prêtait bien. [Nikon D800E + Sigma 35f1.4 ART, ISO 640, 35mm, f1.4, 1/120] Prise en main agréable, finition soignée, la lentille a tout pour séduire. Certains ont critiqué son poids, mais honnêtement, sur un boitier full frame auquel elle est destinée (je reviendrai plus loin sur l’APS-C), elle balance plutôt bien l’ensemble. Son autofocus HSM fait preuve de précision et d’un silence absolu. Question rapidité, si l’on tient compte qu’il s’agit de f1.4, elle est plutôt rapide. [Nikon D800E + Sigma 35f1.4 ART, ISO 100, 35mm, f1,4, 1/800s, main levée] Malheureusement, dame nature s’est montrée peu collaboratrice et les belles lumières se sont faites aussi rares que les chauds rayons du soleil. Au moins, les nuages ont agi comme des diffuseurs, la lumière étant douce et diffuse. Malgré la dimension réduite des photographies, on remarque assez facilement que même si l’obturateur est fermé d’un cran, à f1.8, la […]
Lire plus
Les aurores boréales sont l’un des plus beaux et impressionnants phénomènes naturels. Et jeudi soir, la région du Bas-Saint-Laurent a été choyée. De la pointe de Rivière-du-Loup à L’Isle-Verte, je me suis régalé. Elles n’étaient pas aussi intenses qu’en octobre et novembre dernier, mais quel spectacle. Elles ont dansé, en robes teintées de roses et verts. Superbe. Généralement, on peut observer de telles aurores entre 22 h et 3 h. Selon des statistiques d’observation les mois de février et mars, et plus particulièrement ceux de septembre-octobre sont les plus propices à l’observation d’aurores boréales. Il faut savoir que ce n’est qu’à une distance de 100 à 200 kilomètres au-dessus du sol que la majorité des aurores boréales se révèlent à nous. Les trois premières photos présentées ici ont été prises à la Pointe de Rivière-du-Loup, principalement entre 23 h 30 et minuit. Ensuite, cap sur L’Isle-Verte et ses aboiteaux d’où ont été prises les deux photos suivantes. Si la pollution lumineuse est un ennemi des aurores, les nuages ne sont pas à négliger. Ils agissent comme un voile parasite. Même peu présents, ils atténuent les couleurs. La pollution lumineuse s’y reflète aussi. Les éruptions solaires auraient un rythme de 11 […]
Lire plus
Le 17 mai dernier, en quittant pour le Maine, et plus spécialement pour Mount Desert Island, Nadia et moi étions conscients que ce périple en terre étasunienne était avant tout notre petite évasion – quatre jours – dans le but de célébrer un anniversaire bien spécial (voir ICI). Mais nous avions aussi choisi l’endroit pour la splendeur naturelle du Acadia National Park et des villages côtiers riches comme la Gaspésie (mon amour) n’en rêve plus. Dans mon carnet de notes, une idée photo est encerclée de rouge : Photographier une petite embarcation échouée. 1- C’est dans la petite bourgade de Pretty Marsh que je l’ai trouvée, un heureux hasard puisque nous cherchions avant toute chose à nous restaurer. La photo ci-bas illustre l’embarcation telle qu’elle m’est apparue. J’ai cadré de façon à provoquer cet éblouissement. Un effet délétère au naturel comme je les aime. J’aime bien le cadrage, mais il lui manque un petit quelque chose. [Nikon D800E + Sigma 17-35 f2.8-4, ISO 100, 29mm, f11, 1/13s, main levée] 2- Quel est mon sujet? La scène se suffit-elle à elle-même ou est-ce le freighter échoué et abandonné qui est le point fort? Il me faut donc me rapprocher de mon sujet. Idéalement, me […]
Lire plus
Un site, une journée, une heure, une focale et cinq atmosphères. Dimanche 24 février, entre 16 h 45 et 17 h 45, à l’entrée ouest de Notre-Dame-du-Portage, Nikon D800E et 35f2 AF-D. La lumière n’est pas vraiment au rendez-vous, les couleurs non plus. Le ciel est gris, le fleuve aussi. Allez, je me lance. Difficile d’intégrer des éléments à l’avant plan sans serrer le cadre. Un 24mm aurait été préférable, février 2013. [Nikon D800E + 35f2 AF-D, ISO 50, f10, 0,4s, trépied] J’ai un faible pour la focale de 35mm, mais les occasions de n’utiliser que cet objectif se font rares. Étant intéressé par la nouvelle Sigma 35f1.4, j’ai décidé de me mettre à l’épreuve. Premier constat, ma 35f2 n’est certes pas piquée dans les angles, mais dès qu’on ferme le diaph, c’est de très bon niveau. Par contre, posséder une ouverture de f2 et ne pas pouvoir l’utiliser, c’est un peu comme acheter une Porsche et ne pas dépasser la troisième vitesse. Panorama, février 2013. [Nikon D800E + 35f2 AF-D, ISO 50, f10, 3s, trépied] Deuxième constat, 35mm, ce n’est pas 24. Et là, ça fait mal. J’ai eu de la difficulté à intégrer des éléments à l’avant plan tout en […]
Lire plus
La lune, satellite naturel de notre planète, fascine l’homme depuis la nuit des temps. Son influence se fait sentir tant sur les hommes, les animaux, que sur l’environnement. Elle marque le cycle des marées et symbolise par ses phases, le temps qui passe. Rêveur fou, l’homme y a finalement posé les pieds pour la première fois en 1969. Pour tout photographe ayant levé les yeux au ciel, elle est devenue un objectif à atteindre. Mais comment photographier la lune? Voici quelques éléments de réponse sans vous ruiner en milliers de dollars en matériel. Lune vue de Percé, 2 juillet 2012. [D300 + Sigma 120-400, ISO 250, 1/160, f13] Quelques conseils Si la pleine lune est attirante, elle s’avère néanmoins plus difficile à photographier. Le soleil fait alors face à notre satellite naturel et comme une lumière directe, il en aplatit tout le relief. Les cratères de la lune photographiée plus bas ont un modelé et un relief beaucoup plus important que celle ci-dessus. Il vaut mieux photographier lorsqu’elle est plus haute dans le ciel, ainsi, il y a moins d’atmosphère venant perturber l’image. La photo sera donc plus nette. Cette photo est le fruit d’un assemblage. Le temps de pose […]
Lire plus
Après avoir passé l’été dans le nord, l’un des plus bel oiseau de la planète est de retour au Bas-Saint-Laurent. Le harfang des neiges (ookpik en Inuit) est en nos terres! Des spécimens ont été aperçus à Saint-Germain de Kamouraska, à l’ouest du village (photo ci-haut), dans le Berceau de Kamouraska (au sud de la route 132) et à Pointe-à-la-Loutre (à l’est de la route de Saint-Éloi). La température exécrable des derniers jours n’est pas idéale pour la photo, n’empêche, immortaliser ce bel oiseau est toujours un pur bonheur. Le D5100 a bien répondu à la tâche, même si l’on a regretté le D800E. Quant à l’appâtage des harfangs pour effectuer une photo digne du National Geographic, trop d’exemples de spécimens blessés par des voitures, car rendus trop peu farouches à l’approche d’humains, démontrent l’impact néfaste sur cette espèce vulnérable. Faites preuve de patience et le harfang vous le rendra bien. À ce propos, le magazine QuébecOiseaux refuse de publier les photographies dans lesquelles on a utilisé un appât. On applaudit. Zoom Communication & Photographie (archives, Nikon D300 + Sigma 120-400) Conseils : Privilégiez la mesure de lumière SPOT. La neige risque de fausser la mesure, assurez-vous de bien viser […]
Lire plus